Journal de l’alpha 182 : AlphabéTIC

A télécharger ici : http://www.lire-et-ecrire.be/ja182

Dans le cadre de l’étude sur l’impact de l’alphabétisation menée par Lire et Écrire en 2010, les apprenants se sont notamment exprimés par rapport aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Parfois en termes de satisfaction : « Avant je n’avais jamais pensé me voir à un ordinateur et maintenant je peux. C’est une grande chose dans ma vie. » Mais le plus souvent en termes d’attente : « Cours informatiques : ça manque ! L’informatique devrait faire partie des formations Lire et Écrire. À l’heure actuelle, tout est informatisé. » Certains ont même exprimé des idées très précises quant à l’intérêt des TIC dans leur vie quotidienne.

Périne Brotcorne, sociologue : « Le numérique est un support de la vie sociale hors ligne »

« La vie sociale des jeunes (par exemple participation à des associations, invitations entre amis) qui utilisent beaucoup le Web est d’ailleurs plus riche que celles de leurs pairs moins connectés. De même, Olivier Donnat, spécialiste de la sociologie culturelle, a montré que le niveau d’investissement dans les pratiques « traditionnelles » croît généralement parallèlement à l’investissement dans les pratiques numériques. Les outils numériques constituent donc de véritables supports à la vie sociale « hors ligne » ; 75% des adolescents les déclarent d’ailleurs indispensables pour être intégré à la société (Credoc, 2012).
Selon moi (et d’autres chercheurs d’ailleurs), les inégalités sociales liées à l’usage du numérique sont moins à chercher du côté du temps de connexion des adolescents que de leur capacité à pouvoir articuler leurs usages « en ligne » de manière utile et pertinente à d’autres pratiques « hors ligne » rentables scolairement et plus largement socialement. Le temps passé sur le Web n’est donc pas en soi l’ennemi numéro 1. En revanche, le temps passé à des usages bêtifiants qui isoleraient l’adolescent de la vie « réelle » l’est bien davantage. Et la régulation de ce temps-là est, quant à elle, résolument une affaire de parents ! »

Qu’est-ce qu’apprendre ? Les neurones de la lecture…

Stanislas Dehaene propose d’aborder le processus de lecture sous l’angle des neurosciences. Une telle approche permet d’éclairer d’un jour nouveau cette activité propre à l’homme, que la plupart des adultes accomplissent le plus naturellement du monde, et dont l’apprentissage est crucial.

Avec Stanislas Dehaene, neuroscientifique, chercheur au laboratoire de Neuroimagerie cognitive à NeuroSpin à Saclay et professeur au Collège de France titulaire de la chaire de psychologie cognitive. Il a reçu le Grand prix INSERM le 2 décembre. Il est notamment l’auteur de Apprendre à lire (2011), Les Neurones de la lecture (2007), La Bosse des Maths (1996).

Entretien par Caroline Broué, Antoine Mercier et en compagnie de Philippe Mangeot, enseignant de littérature française en classe préparatoire et membre du comité de rédaction de la revue Vacarme.

A écouter ici :

http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-qu%E2%80%99est-ce-qu%E2%80%99apprendre-2013-12-12

 

Temps fort n° 1 – Approche scientifique

Retrouvez sur le site central de notre projet Erasmus+ les enregistrements vidéo de la journée de conférences « Approche scientifique » qui s’est déroulée en mars 2015 à Saint-Raphaël lors du premier Temps Fort du projet Erasmus+.

Vous retrouverez ci-dessous les bandes sons de chaque exposé.