Expositions / Événements Octobre - Novembre 2017

Portraits croisés d’artistes du 13 au 20 octobre 2017

OCTOBRE 1917 - OCTOBRE 2017 : parcours dans l’univers artistique de la révolution d’octobre du 25 octobre au 4 novembre :
• Exposition : Octobre 1917, l’art s’engage
Vernissage 25 octobre : introduction par Paul Aron ; visite commentée par le commissaire Patrick Moens ; Les Vaincus, écoute publique et présentation par Nadine Janssens ; présentation du n°231 de la revue C4

Héritage(s) de Maïakovski, vendredi 27 octobre à 20h
Avec Michel Gheude, Antoine Boute, Isabelle Dumont et Philipp Meersman

• Octobre 17, une révolution artistique et littéraire, samedi 4 novembre à 19h

- L’émancipation du prolétariat et la violence nécessaire, les deux
pôles de la politique culturelle du pouvoir bolchevik par Françoise Nice
- Les Soviets au pays de Tintin : les écrivains belges et la révolution par Paul Aron
- Résultats du concours de textes "Et vous, révolutionnez-vous"
- Entonnons ensemble des chants de la révolution avec Alain Lapiower

Images on the move : photos et court-métrage réalisés par des ados en exil du 3 au 4 novembre 2017 * Dans le cadre de la Saison des Cultures numériques : Rencontres algolittéraires du 9 au 12 novembre 2017 & VME (d’après La Vie mode d’emploi) du 16 au 28 novembre 2017

Le regard en suspens : Photographies de Henri Zerdoun, texte de Jean-Marie Apostolidès
Vernissage 5 décembre de 18h30 à 20h30


PORTRAITS CROISÉS D’ARTISTES

Une exposition et trois soirées autour de l’atelier du peintre Arié Mandelbaum

• Vernissage 12 octobre à 19h

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Photo : Marc Trivier

L’artiste peint le visage du poète, le poète regarde le peintre au travail, le photographe cadre les cadres, le cinéaste interroge le geste, la réalisatrice recueille la voix au plus intime, l’auteur restitue la mémoire avant qu’elle se fige, le curateur dispose une porte d’entrée, puis un chemin...

Autant d’échos, de facettes renvoyant à l’autre sans jamais l’imiter. L’amitié bien sûr mais au-delà du plaisir de l’entre-soi : quand l’amitié nourrit l’artiste, chacun dans sa discipline, autonome mais en dialogue, ouverte au monde, témoin de l’espace et du temps, avec en perspective cette œuvre commune qui serait l’art de vivre.

Qu’est-ce que peindre, écrire, filmer, raconter... ? À l’occasion de la sortie du livre de Serge Meurant Visites à l’atelier du peintre Arié Mandelbaum et en prélude à une exposition parisienne, la Maison du Livre invite à croiser les pratiques et les regards, à rendre compte de ce qui d’ordinaire reste du domaine de l’intime.

L’exposition est visible du 13 au 20 octobre 2017, du mardi au vendredi de 14h à 18h, le samedi de 10h à 13h ou sur rendez-vous.

Entrée libre.

Vernissage

Présentation du livre de Serge Meurant Visites à l’atelier du peintre Arié Mandelbaum

• Jeudi 12 octobre à 19h

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« Ces visites à l’atelier du peintre reconstituent chacune un décor, presque immuable, mais dont l’éclairage à chaque fois varie. Elles restituent une époque, les figures d’un théâtre, les peintures dans leur évolution. Paysages d’après la chute, portraits palimpsestes de la mère du peintre et de ses contemporains, ces textes témoignent des variations infinies d’un travail dans la durée, de gestes de commencement et d’effacement ».

La comédienne Valérie GIMENEZ dira des extraits du livre, le peintre commentera ses
Visages de poètes, et la visite se poursuivra avec le photographe Marc TRIVIER.

La soirée sera animée par Antonio MOYANO.

Rencontre avec le cinéaste Boris Lehman

• Vendredi 13 octobre à 20h

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Depuis 45 ans, Boris Lehman a réalisé, produit et diffusé de façon artisanale environ 400 films, courts et longs, documentaires et fictions, essais et expérimentations, journaux, autobiographies...
Il projettera lui même, en 16mm, Portrait du peintre dans son atelier et Un peintre sous surveillance * : deux films qui se répondent à 20 ans d’écart, comme un écho de l’un vers l’autre, la question qu’est-ce qu’un peintre renvoyant à celle qu’est-ce qu’un cinéaste ?

* Un peintre sous surveillance de Boris Lehman et La sainteté Stéphane de Gérard Preszow seront projetés le 15/10 à la Cinematek dans le cadre du Brussels Art Film Festival. http://www.baffestival.be/

Le peintre vu par ses amis artistes

• Jeudi 19 octobre à 19h

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Le documentaire radiophonique de Lucie Duckerts-Antoine L’Amandier alterne conversations intimes et chants yiddish. Son écoute sera suivie d’une rencontre avec l’écrivain Jean-Pierre Orban et le réalisateur Gérard
Preszow, en prélude à l’exposition parisienne.

Animation : Antonio MOYANO.

Entrée libre aux trois soirées.

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OCTOBRE 1917 - OCTOBRE 2017

Parcours dans l’univers artistique de la révolution d’Octobre

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Octobre 1917 : l’art s’engage !

du 26 octobre au 4 novembre 2017, du lundi au vendredi de 14h à 18h, et le samedi de 10h à 13h, ou sur rendez-vous. Entrée libre
• vernissage 25 octobre à 19h

Le 7 novembre 1917 (25 octobre d’après le calendrier julien alors en cours en Russie), la prise du Palais d’Hiver à Petrograd marque le début de la révolution d’Octobre. Sous le mot d’ordre « la paix, le pain, la terre », les bolchevik s’emparent du pouvoir.

Parmi tant d’autres conséquences, les grands bouleversements que provoque l’insurrection entraîneront rapidement l’adhésion d’un grand nombre d’artistes au projet communiste. L’effervescence créatrice qui régnait alors en Russie parmi l’avant-garde rencontre la volonté populaire de construire un nouveau monde. Chantre et poète de la révolution, Maïakovski est sans doute le symbole de cette union. Mettant son art au service de la guerre que doit mener le jeune pouvoir soviétique contre toutes les tentatives de restaurer l’ordre ancien, il crée les fameuses fenêtres Rosta, affiches satiriques servant à informer le peuple des avancées et des reculs de la révolution. Il résume sa volonté en affirmant : « Toute ma force sonnante de poète, je te la donne, classe à l’attaque. »

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À la même époque, Eisenstein et Vertov inventent la nouvelle grammaire révolutionnaire d’un art naissant, le cinéma ; Rodtchenko fait du photomontage un nouvel art ; Malevitch et son suprématisme chantent l’héroïsme de l’Armée rouge... Et Lénine ordonne que le beau se joigne à l’utile en créant les Vkhoutemas, ateliers d’arts appliqués à l’industrie.

C’est à un petit parcours dans l’univers artistique de la révolution d’Octobre que nous vous convions : livres, disques vinyles, reproductions d’affiches et d’œuvres graphiques de l’époque, dont certaines fenêtres Rosta formeront un décor éphémère pour accompagner le colloque international 1917-2017 : Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe qui se déroulera du 2 au 4 novembre à Saint-Gilles.

Patrick MOENS, commissaire de l’exposition

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Au programme de la soirée de vernissage
le 25 octobre à partir de 19h

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Introduction par Paul ARON, professeur de littérature et théorie littéraire à l’Université Libre de Bruxelles, principalement aux XIXe et XXe siècles.

Visite commentée de l’exposition par Patrick MOENS, qui a procédé à la sélection et à l’organisation des documents présentés et nous en a prêté la majeure partie.

Les vaincus : 7 personnages en quête de justice et de liberté
Écoute d’extraits et présentation par Nadine JANSSENS, historienne et autrice de ce documentaire radiophonique.
« Les Vaincus est la première réalisation de Rakonto, une jeune association née du désir de travailler sur le récit et la transmission, au croisement de l’histoire, la politique et la littérature.
(...) Si l’utopie éclose en Russie en 1917 fut un cauchemar pour les uns, elle représenta aussi une formidable explosion de possibles soudain à portée de main. Il est nécessaire, aujourd’hui, de se pencher sur ces événements à travers celles et ceux qui ont, de leurs histoires, tissé les Histoires. Il est urgent de se poser la question du pouvoir, de l’organisation de la société, la liberté individuelle et la justice sociale.
1917 est tissé de multiples contradictions : le vrai courage, hier comme aujourd’hui, consiste à regarder les nuances en face. (...) Pour saisir toute la complexité et la densité d’une époque agitée par des courants contradictoires, où l’humain révèle à la fois l’étendue de la bassesse autant que sa formidable grandeur, nous avons choisi de l’appréhender au travers de sept personnages dont le parcours et l’histoire personnelle se mêlent aux événements politiques ; sept personnages pour qui les
mots – conte, poésie, harangue, essai, littérature scientifique, articles, roman – leur furent aussi vitaux que le combat et l’espoir. Ce sont : Maria Nikiforova, Victor Serge, Evguenia Iaroslavskaïa-Markon, Isaac Babel, Anna Barkova, Panaït Istrati et Raïssa Bloch. »


Présentation du n°231 de la revue C4
Octobre 17 – Il était une fois la Révolution

Nous avons peut-être quitté l’âge des idéologies pour entrer dans celui des récits. Le charme de la Révolution d’Octobre, lui, continue d’opérer. Forcément (diront les uns). Et heureusement (ajouteront certains). C’est que cet événement a été conçu comme un mythe fondamental - par Eisenstein, Bertolt Brecht, ou encore votre oncle Jules. Un mythe à la puissance contagieuse qui a su mettre en scène des personnages héroïques (Pélagie Vlassova alias La Mère, le perchiste Sergeï Bubka
ou l’astronaute Yuri Gagarine), construire des décors immenses et parfois paradoxaux (les superblocks), produire des icônes puis les oublier (Kollontaï), inventer d’improbables objets cultes (les Lada). Un mythe qui continue donc de fonctionner mais sur un mode différent depuis la chute, elle aussi retentissante et presque aussi mythique, de l’Homo Sovieticus. Un mythe, avec ses ombres et ses tensions, que la rédaction C4 désirait ardemment explorer.

Entrée libre

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Héritage(s) de Maïakovski

• Vendredi 27 octobre à 20h

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Vladimir Vladimirovitch Maïakovski, l’initiateur du futurisme russe, poète, dramaturge, affichiste, essayiste et comédien a fréquenté et agité toutes les avant-gardes européennes avant de se donner la mort en 1930, à 37 ans. Il fut aussi bolchevik dès les premières heures et, malgré les vicissitudes encourues, il resta fidèle au parti. Au-delà du photogénique géant ténébreux, que reste t-il de Maïakovski ? A-t-il des héritiers ? Quel poète se réclame encore de la révolution ou même d’un quelconque engagement ?

Avec : Michel GHEUDE, écrivain, enseignant et journaliste, auteur e.a. de La révolution n’est pas finie (éd. Espace de libertés, 2015), et d’une pièce sur Maïakovski, Un chien mérite une mort de chien (Actes Sud 1983).

(...) Maïakovski excède la révolution. Il est en avance sur elle. Il la dépasse. La bouleverse. Elle ne sera jamais à sa hauteur. Il aime ses fulgurances mais elle n’aura jamais assez de fulgurance à ses yeux. Plus vite. Plus joyeux. Plus nouveau. En avant toute ! La contre révolution est là depuis le premier moment de la révolution. Elle est son destin. Il le sait. Le vieux monde attend l’avenir, sûr de lui. Le prendre de vitesse, être mille ans en avance, seul le poète y parviendra. Invincible.

Antoine BOUTE est écrivain, poète sonore, essayiste et organisateur d’événements. Sa pratique repose fondamentalement sur le langage, ses limites et ses détournements. Il se présente comme un poète et performer qui « explore les impacts entre corps, langage et voix en usant de différents moyens et médias. » Parmi les influences dont il se revendique figurent Isou, Tzara ou le futuriste russe Khlebnikov, inventeur du langage Zaoum et autre précurseur des lettristes.

Une voix de femme pour faire sonner autrement "le tocsin des mots" du colossal Maïakovski... Telle est la proposition d’Isabelle DUMONT qui donnera à entendre, dans l’intimité de la lecture, quelques poèmes fameux des premiers recueils, Le nuage en pantalon et La flûte des vertèbres, dont les thèmes, les images et les rythmes ont révolutionné la poésie, ont célébré l’amour et rêvé un monde nouveau.

Philip MEERSMAN, organisateur d’événements au Pianofabriek, est performeur, poète visuel, coordinateur de festivals de slam ; il nous parlera de ses recherches universitaires sur l’histoire de la poésie visuelle et la poésie de performance et illustrera son intervention par quelques lectures.

La rencontre sera animée par Carmelo VIRONE, écrivain et critique littéraire.

P.a.f. : 4 euros, 2,5 euros étudiants et chômeurs, 1,25 euros Article 27. Entrée libre pour les sans-papiers.

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Octobre 17, une révolution artistique et littéraire

• Samedi 4 novembre à 19h

L’émancipation du prolétariat et la violence nécessaire, les deux
pôles de la politique culturelle du pouvoir bolchevik

Dans la foulée du feuilleton musical qu’elle a écrit et co-réalisé pour Musiq3, Françoise NICE, historienne et journaliste, revisite pour nous les cinq premières années d’après 1917. Une partie des artistes ont fui les tumultes, la famine, le tyhpus, les chaos de 1917, bientôt suivis par une guerre civile impitoyable. Les artistes de l’avantgarde restés en Russie adhèrent à la politique culturelle que met en place le commissaire chargé de l’éducation Anatoli Lounatcharski. Largement
inexpérimenté, le pouvoir communiste fait appel aux artistes pour sortir les masses de l’analphabétisme et ouvrir des écoles. Le mouvement du Proletkult accompagne la dynamique révolutionnnaire. Des centaines de clubs d’artistes amateurs voient le jour, les trains de l’Agitprop sillonnent le pays. Des journaux sont fermés, la radio et le cinéma réorganisés au service de la révolution puis du parti communiste. Rage, révolte, sectarismes, exaltation idéaliste coexistent. Les œuvres littéraires et musicales, les arts graphiques témoignent de ces bouleversements enthousiastes et
sanglants des premières années de la Révolution.

Pour écouter le feuilleton "1917, la bande-son d’une révolution" :
https://www.rts.ch/play/radio/emission/1917-la-bande-son-dune-revolution?id=8728589&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

Les Soviets au pays de Tintin :
les écrivains belges et la révolution

Paul ARON évoquera quelques réactions des écrivains belges après la révolution d’octobre. Plusieurs orientations peuvent être dégagées. Elles vont du pacifisme encouragé par la « paix séparée » signée par Lénine avec les Allemands (G. Eekhoud, P. Colin) aux témoignages de première main de quelques visiteurs ou témoins directs de la période révolutionnaire (de Jules Destrée en février 17 aux frères Thiry), puis aux engagements humanitaires (Roger Avermaete), politiques
(Charles Plisnier, Victor Serge) ou contre-révolutionnaires (Hergé). On évoquera aussi l’influence des artistes russes de l’avant-garde sur Pierre-Louis Flouquet ou sur Franz Hellens.

Résultats du concours de textes "Et vous, révolutionnez-vous"

Proclamation par le jury des résultats du concours lancé dans le n° 65 de Debout les Mots !, et lecture d’extraits des textes lauréats par leurs auteurs ou par des lecteurs professionnels.

Et pour terminer en beauté...
Entonnons ensemble des chants de la révolution

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Les Bateliers de la Volga, le Chant des Partisans Rouge, L’Internationale... Si ces paroles vous démangent et si ces mélodies vous réchauffent le cœur, cette dernière soirée est pour vous ! Alain LAPIOWER, chanteur et musicien, vous invite à entonner tous ensemble les chants les plus émouvants ou les plus significatifs de la révolution russe... et quelques-unes de leurs diverses adaptations au 20e siècle.

Par le froid et la famine
Dans les villes et dans les champs
À l’appel du grand Lénine
Se levaient les partisans...

Téléchargez le programme en version pdf :

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Le colloque international 1917-2017 : Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe se déroulera du jeudi 2 au samedi 4 novembre à la Maison du Peuple de Saint-Gilles, Parvis de Saint-Gilles, 1060 Bruxelles.
Ce colloque réunira d’éminents spécialistes internationaux qui traiteront de thématiques diverses autour des « Espoirs, utopies et héritages » qu’a portés la Révolution russe.
Il est co-organisé par le Centre des Archives du Communisme en Belgique (CarCob), le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG, Université libre de Bruxelles), la formation Léon Lesoil et l’Institut Marcel Liebman, avec le soutien de l’Association des amis de Jost Steiger (Lausanne), de la Faculté de Philosophie et Sciences Sociales de l’Université libre de Bruxelles, de la FGTB fédérale, du
Fonds national de la Recherche scientifique (FNRS) et de l’Université populaire de Bruxelles.

Programme complet, informations pratiques et modalités d’inscription :
http://chsg.ulb.ac.be/|
La Commissaire
Un film de Alexandre Askoldov
• Vendredi 3 novembre à 20h15 à l’UPJB


Vavilova, commissaire de l’armée rouge, est enceinte. Pour qu’elle puisse accoucher, elle est placée dans la famille d’un artisan juif de Berditchev pendant l’été 1920 alors que l’Ukraine est déchirée par la guerre civile, l’invasion polonaise et les pogroms.
La Commissaire est sans doute l’unique film dans l’histoire du cinéma soviétique à aborder les rapports entre judéité et révolution. Le film, réalisé en 1967, est basé sur le premier récit publié par Vassili Grossman en 1934 Dans la ville de Berditchev et est resté interdit jusqu’en 1987.
Après avoir remporté plusieurs prix dans des festivals internationaux, le film a finalement pu circuler largement en Union soviétique à la fin des années ’80.
Présentation par Françoise NICE, journaliste, qui a assisté à la première projection de La Commissaire à Moscou.

UPJB, 61 rue de la Victoire à 1060 Bruxelles
P.a.f. : 6 euros, 4 euros pour les membres et les enseignants,
2 euros pour les revenus faibles et gratuit pour les demandeurs d’asile.

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IMAGES ON THE MOVE

Photos et court-métrage réalisés par des ados en exil

• Vernissage le 3 novembre de 18h à 21h30

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Espace Jeunes du Service de Santé Mentale Ulysse et le Collectif Krasnyi vous invitent à venir découvrir les productions photographiques et filmiques réalisées par des adolescents exilés, au droit de séjour en Belgique plus que précaire.

Pour la plupart d’entre eux, il s’agissait d’une première rencontre avec ces médias de création visuelle... une occasion d’acquérir un nouveau savoir-faire, mais aussi de prendre du recul sur leur parcours, de poser un regard singulier et partagé sur leur nouvelle société d’accueil et ainsi de se vivre autrement, comme de réels acteurs de leur expérience d’exil.

Originaires de l’Afghanistan, de la Somalie, de la Guinée, du Maroc, de la RDC, du Kosovo et de la République Centrafricaine, ces adolescents ont fui l’insécurité, la destruction ; ils ont traversés des mers et des continents, seuls ou en famille, à la recherche d’une terre d’asile.

Confrontés à l’incertitude d’obtenir ou non un statut qui leur donnerait une place dans notre société, ils vous convient avec fierté à cette soirée qui met en lumière leur créativité, pour découvrir les photos de leurs réalités quotidiennes en Belgique, leurs autoportraits, ainsi que leur court-métrage « Le Saut des Grenouilles en Papier » - une histoire d’amour et d’adversité dans l’exil, racontée -non sans humour- par ses protagonistes, réalisateurs et acteurs en herbe.

Projet initié par Espace Jeunes au sein du Service de Santé Mentale Ulysse, spécialisé dans l’accompagnement des personnes exilées, en collaboration avec les photographes Alexander Garrido Delgado et Pierre Vanneste, Collectif Krasnyi.

Avec le soutien financier du Fonds d’Impulsion à la Politique des Immigrés (FIPI).

L’exposition sera visible les 3 et 4 novembre 2017


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Dans le cadre de la Saison des Cultures numériques


Rencontres algolittéraires

• Vernissage jeudi 9 novembre de 18h30 à 22h00

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Algolit est un groupe de travail né au sein de l’asbl Constant, active à Bruxelles dans les domaines de l’art, des médias et de la technologie. Dans l’esprit de l’Oulipo, les participants partagent leurs expériences en code et écriture et explorent de nouveaux territoires lors de rencontres mensuelles.
Algolit propose des conférences, des ateliers et une modeste exposition autour de la perspective narrative des réseaux de neurones. Ceux-ci sont des algorithmes auto-apprenants sur base de statistiques. Souvent ils fonctionnent comme des algorithmes "blackbox" (opaques), mais ils sont cependant utilisés quotidiennement dans de nombreuses applications informatiques à grande échelle : moteurs de recherche, applications de traduction automatique, profiling pour publicité, reconnaissance faciale pour les protocoles d’identification etc.

Face à l’omniprésence des réseaux de neurones, les membres d’Algolit ont voulu en distiller des expérimentations de lecture et d’écriture. L’exécution de parties de processus de réseaux de neurones en contexte littéraire les rendent plus lisibles pour un public non initié. Il s’agit là d’une manière de se réapproprier quelques processus de décision qui sont généralement cachés dans les algorithmes et de donner forme aux récits contemporains à travers l’organisation de l’information.

Au programme :
Jeudi 9 novembre

18h30 : vernissage de l’exposition
19h & 20h30 : visite guidée de l’exposition

Vendredi 10 novembre

18h30 : visite guidée de l’exposition
20h : conférences : Mike Kestemont (UA) sur ’Generative Models and the Digital Humanities : Towards Synthetic Literature’ ; Amir Sarabadani (Wikipedia Allemagne) sur ORES, un projet de Wikipedia

Samedi 11 novembre
de 13h à 19h :atelier ’Variation sur un clin d’oeil’, par Nicolas Malevé, merci de réserver via an@constantvzw.org

Dimanche 12 novembre
de 12h à 18h : atelier ’Vers une Gentillesse Collective ?’ par Algolit, merci de réserver via an@constantvzw.org

Organisé par : Manetta Berends, Cristina Cochior, Gijs de Heij, Hans Lammerant, An Mertens
Avec le soutien de : Constant vzw/asbl, La Maison du Livre, la Saison des Cultures Numériques


La Vie Mode d’Emploi
Exposition de Christl Lidl

• Vernissage 15 novembre de 19h à 21h. Présentation par Christl Lidl à 19h30.

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Dans le cadre de la Saison des Cultures Numériques, l’artiste Christl Lidl expose un ensemble d’œuvres artistiques qu’elle dédie à La Vie mode d’emploi, texte emblématique de l’écrivain Georges Perec.

Elle déplie le livre à l’échelle de l’espace en disposant sur le sol les 700 pages qui le composent. La vidéo VME-lecture lb réalisée à partir de l’installation révèle que la disposition des pages est opérée selon une figure d’échec : la Polygraphie du Cavalier, dont l’auteur s’est servi pour répartir les chapitres sur une grille elle-même superposée à un plan d’immeuble.

Le récit de La Vie mode d’emploi est celui d’un immeuble parisien et de ses habitants. Cependant, de manière encryptée, un ensemble de contraintes et de jeux construisent les histoires. L’artiste s’attache dès lors à révéler les structures sous-jacentes à l’écriture romanesque. Par des propositions formelles, elle renvoie à la figure du puzzle comme dans la vidéo de l’installation ou aux mots croisés avec les grilles QRcodes reproduits dans la série d’affiches intitulée Rappel de quelques-une des histoires.

Avec la ’réalité augmentée’ Christl Lidl propose des lectures sonores et visuelles d’extraits du livre. Elle reprend à la lettre le souhait de Georges Perec : lire le livre d’abord d’un trait puis reprendre sa lecture à rebours à partir des Index. Que le lecteur joue avec le livre et découvre comment les personnages et les récits se rattachent les uns aux autres. Le visiteur active les pièces en ’réalité augmentée’ avec une tablette. Ainsi La Bibliothèque cachée est composée d’une série de dessins reproduisant des pages de titres de livres. À partir de chaque dessin, avec la tablette, le visiteur peut écouter et lire le texte d’un fragment de La Vie mode d’emploi. Les extraits sont des citations de livres que Perec a insérés dans son propre récit. C’est un hommage rendu aux auteurs qu’ils affectionnait et un jeu avec le lecteur averti.

La carte "googlemaps" imprimée intitulée Le Voyage de Bartlebooth reprend l’ensemble des destinations du voyage et du projet utopique du personnage principal Bartlebooth.
Le visiteur parcourt la carte avec la tablette et fait apparaître des vignettes photographiques et des extraits du livre mentionnant les destinations.

Ainsi, en se déplaçant parmi des pièces artistiques, le visiteur active par la réalité augmentée des fragments du livre. Il recompose une lecture singulière et ludique de La Vie mode d’emploi.

L’exposition sera visible du 16 novembre au 28 novembre, les mercredis, jeudis et vendredis de 14h à 18h, les samedis de 9h à 13h ou sur rendez-vous. Entrée libre.

Le regard en suspens

Photographies de Henri Zerdoun, texte de Jean-Marie Apostolidès

Vernissage 5 décembre de 18h30 à 20h30

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Loin de tout voyeurisme, j’ai capté des instants de vie aux fenêtres de Bruxelles, ces
brefs moments de repli sur soi, où l’individu n’est pas en représentation mais dans un entre- deux, le plus souvent absorbé en lui-même. Je me suis refusé à utiliser un
téléobjectif, très intrusif, voulant saisir les scènes depuis l’extérieur, comme derrière
une fenêtre...

Henri Zerdoun est le Simenon de la photographie ; il nous force à voir des "tranches
de vie" sur lesquelles on ne s’arrête génralement pas. Il entrouvre pour nous une
porte, une fenêtre, nous fait découvrir un univers suspendu, en attente, brièvement,
pour passer tout aussi vite à la scène suivante.
Qu’est- ce qu’une vie urbaine, sinon une multitude de petites scènes comme celles
qu’il photographie ? Il nous fait entrevoir la fragilité du lien social.
Jean-Marie ASPOTOLIDÈS, romancier, biographe, auteur dramatique.

Cette exposition est organisée en partenariat entre les Halles Saint-Géry (Bruxelles), la Bibliothèque Communale Hergé (Etterbeek), le Service de la Culture Francophone de la Commune d’Etterbeek, la Maison du Livre et la Bibliothèque de l’Université du Travail (Charleroi).

L’exposition est visible du 6 au 22 décembre, du mardi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 10h à 13h ou sur rendez-vous.

Entrée libre.

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