Frites & Manioc

Un livre, une exposition du Collectif De Vizu et un atelier d’écriture

En partenariat avec PAC (Présence et Action Culturelle) et le Centre Librex

• Vernissage 16 janvier de 18h à 20h30

De Vizu est un collectif fondé à La Louvière, en 2015, par six photographes soucieux de pratiquer une photographie humaniste qui aborde au travers de reportages documentaires des questions sociales, politiques et culturelles.

Vincenzo Chiavetta, Fabienne Denoncin, Sébastien Jacquet, Viviane Stevens, Bénédicte Thomas et Véronique Vercheval sont partis du constat, pour ce reportage, de la présence de la population issue de l’immigration subsaharienne à La Louvière : des groupes de jeunes en rue, des familles au snack, des enfants à l’école, des femmes et des hommes au travail ou sans emploi, des familles à l’église, des artistes... Toutes ces personnes, différentes par la couleur de leur peau, leur vécu, leur histoire, leur culture, se côtoient dans la ville mais ne se connaissent pas et ne se mélangent guère. L’espace public est disponible pour tous mais qu’en est-il de la rencontre ?

Le collectif De Vizu a donc cotoyé ces personnes originaires d’Afrique subsaharienne, primo-arrivantes et afro-descendantes, pour faire connaissance, pour comprendre leur vécu et tenter de tisser des liens. Car « à l’heure où les murs s’élèvent, partout en Europe et dans le monde, il est urgent de construire des ponts entre tous, de réapprendre à vivre ensemble, de tenter la connaissance et la solidarité. Chaque image de ce livre est le résultat d’une rencontre. Pas d’images volées, juste des images offertes et des moments partagés.

Circonscrire le propos dans un espace géographique réduit nous a permis de nouer des relations plus riches. Nous avions notre ville en commun. C’était un beau point de départ. »

Vernissage

Présentation par les photographes de l’expo et de l’ouvrage Frites & Manioc
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Discussion entre photographes et photographiés.

Performance GesteParole, intervention slamée de Jah Mae KÂN, poète performeur, conteur, comédien, percussionniste et Sylvie BRUNO, formatrice en danse, danse-thérapeute.

La performance GesteParole est pensée comme un rituel. Un agencement de gestes parlés, chantés ou silencieux pour exprimer un questionnement profond. Un voyage symbolique qui associe texte, tracés, mise en mouvement et interventions instrumentales.

L’expo est visible du 11 janvier au 9 février 2018
les mardis de 12h à 17h, les mercredis de 14h à 19h, les jeudis et vendredis de 13h à 18h, les samedis de 10h à 13h

Dans le cadre de l’exposition :

Qui parle pour les Noirs ... et pourquoi ?

• Jeudi 25 janvier à 19h

Les stéréotypes infantilisants à l’égard des « noirs » sont une illustration éloquente du racisme à leur égard, essentiellement caractérisé par le mépris. Aujourd’hui, le silence médiatique, politique, académique et associatif assourdissant qui entoure l’« afrophobie » s’inscrit dans une tradition de déni de reconnaissance, de marginalisation ou d’« invisibilisation » des « Noirs ». Il convient dès lors de se demander qui parle pour les « Noirs » ? Pourquoi l’« afrophobie » est-elle une forme de racisme méconnue, jugée inoffensive, voire méprisée ? Par quels processus les voix des diasporas africaines sont-elles rendues inaudibles ?

Afin de répondre à ces interrogations, les auteurs de l’ouvrage Racisme anti-Noirs : entre méconnaissance et mépris ont rencontré 85 acteurs de la lutte antiraciste et leur ont soumis un questionnaire. L’analyse des résultats révèle une situation qui interpelle : les antiracistes ont de très faibles connaissances sur l’histoire coloniale, ainsi que sur les réalités et les conséquences du racisme que subissent les Afrodescendants. Plus encore, les associations dont émanent les acteurs interrogés sont souvent loin d’être exemplaires. Ce livre - et cette conférence - entendent donc questionner ce racisme paradoxal, à savoir celui que l’on retrouve au sein-même des institutions censées le combattre.

Par Mireille TSHEUSI-ROBERT, formatrice et activiste antiraciste, cofondatrice de l’Asbl BAMKO (Belgian Afro-descendants Muntu-Kemit Committee), un comité féminin qui accompagne les personnes victimes de racisme. Elle est aussi auteure de nombreux livres et articles dont Racisme anti-Noirs : entre méconnaissance et mépris aux éditions Couleur Livres/BePax (2016, co-écrit avec Nicolas Rousseau) et La Couleur du Risque, jeunes afro-descendant.e.s et entrepreneuriat (2017, co-écrit avec Sarah Demart).

Entrée libre

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Créer en post-colonie... décoloniser les regards

Conférence et finissage

• Vendredi 9 février à 19h30

Dans un projet tel que Frites & Manioc, nous ne pouvons pas faire l’impasse sur la question paradoxale qu’il porte en lui. Qu’avons-nous fait de nos rapports de forces ? C’est toute la question du dépassement de la multi-culturalité pour parvenir à l’inter-culturalité.

Avec nos invités, nous tenterons de réfléchir au traitement de la décolonisation des mentalités. L’enfer est pavé de bonnes intentions ! Mais que pouvons-nous mettre en œuvre à leur égard ? Hors de leurs contextes, certains des projets portés par ces bonnes intentions continuent à véhiculer, dans nos consciences imprégnées d’antiracisme politique dé-colonial, des réflexes paternalistes. Ce sont les interactions qui font la différence, et c’est ce dont nous vous invitons à venir discuter ensemble.

Avec Gia ABRASSART, journaliste et porteuse du projet « Café Congo », Mireille TSHEUSI-ROBERT éducatrice et présidente de l’association « Bamko-BaYaYa », Frédéric LUBANSU, membre d’Afropean Project, John’s MBULULA (sous réserve) et Mourad BOUCIF, réalisateur, représentant du groupe décolonisation du Mrax.

Entrée libre

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Atelier d’écriture (sur demande)
Écrire nos identités multiples

Au cours de cet atelier, nous questionnerons nos identités multiples à la lumière de la pensée d’Édouard Glissant. Écrivain et philosophe, il emploie la mangrove comme métaphore végétale pour exprimer sa poétique de la relation et définir l’identité. Il s’agira d’écrire autour des lieux communs, des affinités et des appartenances communes de nos identités. Cet atelier est proposé comme un lieu d’exploration où écrire sur notre expérience réelle et imaginaire de Bruxelles ; raconter des territoires imaginés, inventer de nouveaux habitants, de nouvelles habitudes ou traditions ; donner la parole à nos propres objets, ceux qui ont pu être emportés ou ceux qui ont été laissés derrière nous au cours d’un voyage dans/vers Bruxelles, les faire dialoguer entre eux, etc.

Entrée libre. Accessible à des groupes d’adultes constitués, étudiants en FLE.
Des compétences de base en lecture et en écriture sont nécessaires.
Atelier animé par PAC. Animation de 2 fois 3 heures. Pour réserver des séances : Pac 02/545.79.11 et pierre.lempereur@pac-g.be

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