Rencontres / Débats juillet - septembre 2019


Désindustrialisation précoce : un danger pour le Sud ? * Papier Machine étire sa langue * Transpoésie 2019


Désindustrialisation précoce : un danger pour le Sud ?

• Jeudi 26 septembre à 19h

Le dernier numéro de la collection Alternatives Sud, « Quêtes d’industrialisation au Sud », propose une dizaine de contributions sur les causes et conséquences du processus de désindustrialisation précoce. L’Europe n’est pas le seul continent à être touché par la désindustrialisation. Beaucoup moins médiatisé, étonnamment peu abordé dans le monde de la solidarité internationale, le phénomène touche également la majorité des pays du Sud. Cette désindustrialisation est qualifiée de « précoce » par les économistes, car elle se produit alors que le tissu industriel n’est que faiblement développé. Dans un contexte de transition écologique, on serait tenté de ne pas y voir un problème. Ce serait autant de pollution évitée... À y regarder de plus près, les sociétés en question sont placées sur des trajectoires de développement hautement problématiques, notamment sur le plan environnemental : une dépendance toujours plus grande vis-à-vis de l’extraction et de l’exportation de ressources naturelles (agrobusiness, pétrole, mines) et des niveaux record d’informalisation du marché du travail, avec ce que cela suppose d’exploitation et de précarité. En gros, ces pays retrouvent la place que l’organisation coloniale de l’économie mondiale leur avait imposée.

Avec : Pierre Salama (économiste et latino-américaniste, professeur émérite de l’Université Paris 13) et Thierry Amougou (économiste et africaniste, professeur à l’UCLouvain). Leurs interventions seront discutées par Arnaud ZACHARIE (secrétaire général du CNCD et maître de conférences à l’ULg et l’ULB). Modération : François Pollet (coordinateur de l’ouvrage et chargé d’études au CETRI

Entrée libre

Sommaire


Papier Machine étire sa langue

• Lundi 30 septembre à partir de 17h30

Papier Machine est une revue imprimée de création hybride et transdisciplinaire, un espace de rencontre, ludique et critique, autour des mots et des langages. A l’occasion de ses 5 ans, elle vous invite à étirer la langue, faire des grands écarts sémantiques, rebondir sur les mots et peut-être même, en imaginer de nouveaux. Papier Machine présentera le deuxième volume de son Anticlopédie, projet à long terme commencé à Charleroi, poursuivi à Casablanca, et qui bâtit des liens incongrus entre les mots, les lieux et les choses. Et, aussi, le dernier numéro de la revue, le 8 1⁄2, le seul numéro qui n’ait pas élu de mot mais qui questionne auteurs, poétesses, sociologues, linguistes, éditeurs et militantes sur le choix des mots. Si la langue est le lieu où se jouent nos dominations et possibilités d’émancipations, où les mots se bousculent, s’usurpent, s’accouplent, où les histoires se font et se racontent, où naissent les imaginaires et les tensions, la Maison du Livre deviendra le temps d’une soirée l’endroit où les débats seront entrainants et où les discutant.e.s enthousiasmant.e.s, où les ateliers d’écriture se feront en mouvement, où les définitions et les orthographes ne promettent pas de rester à leur place, où chacun.e pourra solliciter le tribunal des mots, parler fort ou ne rien dire, être d’accord, ne pas consentir, où l’on pourra boire, manger, découvrir ou redécouvrir toutes les pages de tous les Papier Machine et se coucher de bonheur. Tout par le jeu, rien pour la blague.

Plus d’info sur le site papiermachine.be

Entrée libre

Sommaire


Transpoésie 2019 - Soirée poétique en polonais, basque, slovène, géorgien, islandais...

• Jeudi 3 octobre à 19h

C’est au tour de la Maison du Livre d’accueillir le plus international des festivals de poésie de Bruxelles ! La poésie, la beauté des langues et le multilinguisme européen ainsi que le travail des traducteurs sont mis à l’honneur durant cet événement, depuis neuf ans déjà. Le festival invite annuellement une vingtaine (!) de poètes et poétesses pour déclamer, crier, chuchoter, chanter ou simplement raconter leurs visions du monde. Ils envahissent aussi les transports publics bruxellois pour apporter la poésie dans le quotidien des voyageurs. Venez écouter de la posésie polonaise, basque, slovène, géorgienne ou encore islandaise – vous comprendrez tout grâce aux traductions projetées simultanément lors de la lecture des extraits ! Le verre de l’amitié qui suit permetra la rencontre directe avec celles et ceux qui, venus d’horizons si variés, font entendre leurs voix multiples à travers des poésies parfois intimes, perçantes ou engagées.

- Yasmin Hafedh (Autriche)
- Jan Kaus (Estonie)
- Krystyna Dabrowska (Pologne)
- Dan Coman (Roumanie)
- Paul Mathieu (Luxembourg)

Réservations sur le site : www.transpoesie.eu.

Entrée libre

Sommaire


Recevoir notre Newsletter

Debout les mots !

ImagiMots !