Éditorial

Comme tout le monde, l’équipe de la Maison du Livre demeure dans l’incertitude quant à la reprise de ses activités. Nous savons qu’en nos murs, nous ne recevrons pas tout de suite nos amies et amis, nos hôtes, nos partenaires… vous. Nous espérons pouvoir au moins vous proposer des stages d’écriture, d’expression et de créativité en juillet. S’il s’avérait possible de se revoir avant, nous ne raterons pas le coche.

Comme la plupart de ses complices, l’équipe de la Maison du Livre commence à nourrir de graves inquiétudes qui se déplacent du plan sanitaire au terrain social et politique. Ce qui inquiète et déconcerte, c’est l’ampleur des ravages sociaux engendrés par cette crise et la faible mesure qui en est prise par les réponses politiques et les projets d’après confinement qui, sans vacillement, semblent pousser un cran plus loin tout ce qui a conduit à cette crise et à sa gestion catastrophique. C’était l’occasion d’une profonde remise en question du fonctionnement du monde et de la manière dont nous y participons. C’était l’occasion d’une réelle attention à celles, ceux et ce qui nous entoure. Et il n’est jamais trop tard.

Si ce n’est pas dans ce sens-là que se précipitent les courants dominants, l’occasion reste à saisir, l’essai à transformer nonobstant un jeu déséquilibré. Avec d’autres agitatrices et agitateurs de culture, la Maison du Livre s’engage à participer modestement à ce grand remue-méninges, à de petits gestes de voisinage et à quelques remue-ménages.

Tout ceci sans oublier celles et ceux qui souffrent, celles et ceux qui disparaissent et leurs proches.

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